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    Préambule & Formulaires

    le Mer 12 Juil - 14:27

  • J'ai un Garde-mots comme d'autres ont un Garde-manger.

    Bonjour toi ! Bienvenue dans mon humble boutique et mets-toi à l'aise, les boissons sont gratuites. Je propose mes services afin d'aider ceux qui tâtonnent ou creusent inlassablement leur boîte crânienne, dans l'espoir fébrile d'y extraire une étincelle d'inspiration. Sans succès, tu t'en doutes. L'écriture étant un de mes passe-temps le plus prépondérant dans mon quotidien, je serai ravie de te donner un petit coup de plume et ENFIN barioler ta page word de quelques paragraphes rédigés avec tout mon kokoro.

    Je propose également des analyses de forums. Fréquentant ces plateformes depuis dix ans, je connais et reconnais les points qui peuvent desservir un forum ou au contraire, lui permettre d'attirer un public plus large et investi. Je suis du genre à pointer du doigt les choses qui ne vont pas, sans tergiversations inutiles et ce, même si j'essaye d'y mettre la forme afin de ne pas brusquer. Préviens-moi si tu souhaites que je sois plus affable, je mords pas. :3

    Je corrige et analyse aussi les textes, histoire de t'aider à progresser dans ton style d'écriture, ou d'extirper les fautes récalcitrantes s'accrochant à tes écrits comme des sangsues. N'hésite pas à me demander des choses supplémentaires si tu le souhaites ; par exemple, je peux tout à fait te donner quelques clés pour écrire des descriptions plus fluides, nuancer un personnage, écrire davantage pour étoffer tes textes et les rendre plus riches... Je suis multifonction et je ne demande qu'à voir les autres progresser ! :D

    Sur ce, voiciiii... les formulaires ! Poste-le dans un nouveau sujet si tu souhaites commander.

    Rédaction de Texte ::

    Code:

    T[b]ype de texte souhaité (Contexte, Règlement, Prédéfini, etc...) :[/b] [i]...[/i]
    [b]Informations pertinentes à me signifier et/ou à insérer dans l'écrit : [/b] [i]...[/i]
    [b]Autres chose à préciser ? :[/b] [i]...[/i]

    Analyse de Forum ::

    Code:
    [b]Lien du Forum :[/b] [i]...[/i]
    [b]Type  du Forum (RPG, Publicité, Entraide, Discussion...) :[/b] [i]...[/i]
    [b]Analyse complète ou partielle ? :[/b] [i]...[/i]
    [b]Pour quelles raison viens-tu demander une analyse, mon chou ? :[/b] [i]...[/i]
    [b]As-tu quelque chose à me préciser ? :[/b] [i]...[/i]

    Correction et/ou Analyse de Texte ::

    Code:
    [b]Type de texte à corriger ou analyser :[/b] [i]...[/i]
    [b]Le texte sous spoiler :[/b] [i]...[/i]
    [b]Autre chose à me dire, mon loulou ? [/b]: [i]...[/i]



    Ma Plume.

    Voici quelques textes, pour vous donner une idée de mon style d'écriture. ♥

    Extrait, Physique d'un Prédéfini:
    L'épiderme comme recouvert d'un châle immaculé, habillant son corps d'un subtil blanc cassé. La silhouette massive, comme sculptée à même la roche, s'érige au-delà des têtes Nippones et semble frôler le mètre quatre-vingt-dix. C'est un grand bonhomme, avec ses mains rugueuses semblables à deux imposantes pattes d'ursidé qui accompagnent une gestuelle souvent brute, rustre. Il n'est pas délicat, et semble écraser le bitume à chacune de ses foulées nonchalantes, empreintes d'un curieux je-ne-sais-quoi le détachant de la foule trop semblable et terne. Benedikt attire l'attention, avec ses grands yeux bleus clairs qui captivent et retiennent captifs ceux qui s'y plongent. Deux perles où se jette un flot décousu d'émotions, deux joyaux perdus au milieu des dunes que forme son visage profondément masculin. Un nez droit, soulignant un profil parfait, des joues creuses et des fossettes qui apparaissent lorsque le Russe s'arme d'un sourire. Son sourire d'ailleurs, fait partie intégrante de sa personne. Il le porte, comme un bijou, sur son visage et aime orner ses lèvres fines de cette expression joyeuse ou bien railleuse qui le caractérise si bien. Ses cheveux, plutôt longs pour un homme , viennent souvent chatouiller les côtés de son élégant faciès. Il aime les attacher en une demie-queue de cheval, afin de ne pas être encombrer par ses mèches blondes.

    Caractère, Prédéfini:
    Elle est survoltée, notre Loreleï. Pétillante, exaltante, c’est une vague de joie de vivre et de détermination, un déferlement de Vie grisant qui s’abat sur les autres pour les enivrer, les électriser. Les noyer dans une frénésie irrévocable, de fiévreuse allégresse, les emporter avec elle et leur insuffler ainsi l’espoir et l’ardeur dont elle déborde. Loreleï veut vivre vite, sans crainte, sans limites et sans contraintes. Elle sait bien que le temps joue contre elle, que la maladie va finir par l’emporter et qu’il faut s’emparer des sabliers pour défier les heures et les années. Ce que la jeune femme recherche, c’est le frisson du danger et de la découverte, l’émoi des choses simples ou des expériences uniques, c’est sentir son cœur devenir hystérique et c’est ressentir toute l’adrénaline fusant dans son corps, dans la moindre parcelle d’elle et de son âme. Elle est insouciante, émouvante, attachante, et son sourire si humble et profondément sincère touche autrui en plein cœur. Le bord de ses yeux qui se plissent dans une moue heureuse, son regard aux abysses de mélancolie et ses éclats de rire gonflés de joie suffisent à briser la carapace de ceux qui l’entourent.

    Cette candeur si bouleversante ne l’empêche pas d’avoir ses petits défauts, néanmoins ; car Loreleï vit dans le risque perpétuel, ne supportant pas tout ce qui pourrait entraver sa liberté d’agir et de penser. Ainsi, elle se fiche bien des lois qui régissent la société. Elle manque de savoir-vivre, de politesse, vole parfois dans les marchés ou les magasins, insulte la police et même quiconque osant critiquer ce qu’elle est ou ce qu’elle fait. Souvent vulgaire, les bras d’honneur ou autres délicates expressions sont récurrents chez elle, sans compter sa franchise massacrante et son entêtement à toute épreuve. Malgré cela, elle est quelqu’un de mature et réfléchit en adulte ; vous ne la verrez jamais bouder ou faire la tête. Dans un dialogue, elle va au bout de la confrontation, quitte à provoquer des étincelles ou un brasier, et si l’autre se braque ou la blesse, elle reviendra le voir pour discuter de manière plus posée. Car elle est empathique, Loreleï, consciente des autres et de leurs sentiments, des convictions qui les animent et qu’il est si compliqué d’ébranler avec indolence.

    Elle est aussi rêveuse, toujours la tête dans les nuages, à s’imaginer de folles aventures dans des contrées extraordinaires. Elle rêve de l’infini, de l’impossible, et voue un intérêt sans limites à l’univers, au-delà de la Terre. Les étoiles, les planètes, Loreleï connaît un grand nombre de constellations, c’est sa passion première, passion qu’elle étudie assidûment à l’université.

    En bref, Loreleï est une jeune femme pleine de vie et qui la croque à pleines dents, vivant au jour le jour et à cent à l’heure, recherchant le nouveau, l’émerveillement, à avoir le souffle coupé, être ébahie, heureuse, bouche bée... Avide de tout voir, tout savoir, tout ressentir, vite, avant que la réalité ne la rattrape.

    Extrait d'un RP ; Logan:
    Journée morne, atmosphère terne. Les rues sont vides et pour cause ; on plonge dans la saison des moussons et les pluies torrentielles martèlent la ville sans discontinuer, tant et si bien que leur litanie fait écho en moi jusqu’à exacerber mon irritation ordinaire. Foutue pluie, foutu monde, foutues saisons de merde et maudits soient ces nuages qui me rappellent l’estampe funeste du typhon qu’on a tous subi l’année dernière. Avant, j’aimais la pluie. Maintenant j’angoisse. Ça me rappelle la mort de mes proches, mon bras cassé et mon crâne pulvérisé par le débris d’une enseigne de magasin. L’hôpital, les doutes, l’anxiété, et puis le silence dans ma tête, le silence dans mon âme… Le silence et puis. Le vide.

    Voilà peut-être ce qui justifie mon attitude. J’suis là, debout au fond d’une ruelle sordide, j’suis là avec ma violence sous le bras, mon humanité qui vole en éclat et la capuche de mon sweat bordeaux déjà trempée par les gouttes qui s’écrasent sur moi, absorbées par le tissu de mes vêtements ou s’égarant quelquefois sur mes joues. Il fait sombre, je serre la mâchoire et les poings, je saigne, un peu, mes phalanges sont blessées. Moment de pause. Retour en arrière. Non, c’est pas mon sang. J’inspire, je goûte à l’amertume de l’atmosphère, à l’odeur de l’hémoglobine en stagnation et de la terre humide. J’ai chaud. La colère me brûle et pourtant c’est une colère froide, de celles qui s’imprègnent en toi pour te bouffer à petit feu, c’est lancinant et corrosif. C’est épuisant.
    Pourtant, je frappe.

    Mon poing démolit littéralement l’homme qui me fait face, pulvérisant son ventre. C’est violent, mais moi je souris. Je ricane. J’ai perdu pied.

    Préambule de l'histoire d'Amanda, maman de Logan =3:
    C'était une histoire singulière mais surtout, c'était leur histoire, en dépit de ce que les babillages d'autrui laissaient entendre, intrusifs et versatiles. C'étaient des éclats d'émotions n'appartenant qu'à eux seuls, des moments chéris et d'autres mille fois regrettés, peut-être un peu trop ressassés. C'était grisant, tragique et dévastateur, les vicissitudes façonnant et détruisant tour à tour les vies, leur vie et leur déboires, leur bonheur et leur désillusion. Mais il s'agissait là, envers et contre tout, de l'histoire de deux êtres profondément humains, avec les bagages de leur passé et les convictions de leur devenir.


    - - -


    Elle s'appelait Amanda, et éblouissait de par son élégance abrupte et son caractère si tendrement marginal. Car marginale, elle l'était et cultivait cet attrait du contresens perpétuel, de l'indolence qui fâchait ou qui questionnait parfois, quelques esprits étriqués. Elle venait d'Espagne et y vivait d'ailleurs, traînant sa cascade de cheveux noirs et sa paire d'yeux bleus fascinants dans la vieille ville ou bien les quartiers pauvres de sa cité, armée d'un sourire fracassant, et d'une époustouflante joie de vivre. C'était un joyau perdu entre d'opulents rochers sinueux, un souffle de fraîcheur apaisant les plus démunis, c'était l'allégorie de la Noblesse la plus pure ; celle de l'âme. Elle sillonnait les rues étroites en trottinant, ignorant sa robe ocre mille fois rafistolée qui s'évertuait à glisser d'une de ses épaules bronzées, le regard luisant de malice. Amanda ne s'inquiétait guère des difficultés qui s'imposaient à elle, et vivait sa marginalité avec une candeur attendrissante. Pour renouveler sa garde robe, la demoiselle chipait les tissus qu'étendaient les riches sur leurs balcons, laissant ses doigts de fée se charger du reste de l'ouvrage artistique ; mesures, coutures, raccommodage. Elle n'était pas la mieux vêtue, et n'égalait pas ces dames que l'argent avait rendu jolies, mais elle n'avait point besoin d'artifices pour s'attirer éloges et lauriers.  C'était une femme dotée d'une robustesse de caractère peu commune, et d'une détermination sans faille. Chaque jour, elle partait travailler à l'Eglise, sous la lumière bienveillante que projetaient les nombreux vitraux du monument. Elle s'appliquait, avec minutie et conviction, à entretenir les abords du lieu de culte, et accueillait les personnes dans le besoin. Amanda leur offrait du thé et quelques biscuits, faisait rouler sur sa langue quelques mots réconfortants en triturant distraitement, mais avec une infinie délicatesse, le rosaire en bois qui ornait son cou et jouait avec les courbes de ses clavicules.

    Elle habitait non de loin de Santiago de Compostela, avec sa mère et ses quatre frères. Le quotidien était rude, rythmé par la sévérité d'une génitrice peut-être trop croyante, trop investie dans les méandres de sa foi pour s'occuper de ses enfants. Enfants qui étouffaient, prisonniers de leur pauvreté, prisonniers des dogmes de la société les contraignant à délaisser leur indépendance au profit de l'unité fraternelle. Amanda avait tout juste vingt ans, et évoluait avec peine dans un capharnaüm qui la rongeait, mais dont elle tentait de faire abstraction. Les tâches ménagères lui étaient systématiquement attribuées, et la jeune adulte se retrouvait là, tard le soir, croulant sous la charge de travail et les remontrances de sa mère qui, perpétuellement, déplorait qu'elle ne soit pas encore mariée. Pourtant, malgré ces obligations familiales, Amanda se revendiquait indépendante, et ne désirait pas se soustraire à un homme et ce, peu importe son statut social ou bien les qualités dont on cherchera à le vanter. C'était une jeune femme avide de liberté, qui faisait tout pour briser le carcan dans lequel son entourage voulait l'enfermer, la broyer un peu plus chaque jour à coup de labeur superflu qu'on lui imposait.

    En plus de cette facette sombre de son quotidien, qu'elle subissait plus qu'elle ne l'appréciait, Amanda exécrait par-dessus tout l'hypocrisie de sa mère qui, lorsque des invités pénétraient le seuil de leur humble maisonnette, se parait d'un visage affable et s'écriait combien elle était fière de sa tendre fille. Une volubilité qui lassait la concernée, mais dont elle s'affranchissait en souriant doucement. Des compliments à la chaîne, souvent radotés, toujours les mêmes. "Regardez ses longs cheveux noirs, voyez comme elle est belle !", et les gens s'extasiaient. "Elle a les yeux de son père, figurez-vous que le saphir est une couleur plus rare et plus noble encore que l'azuré !" et Amanda penchait la tête, incrédule. "Ma fille est magnifique, ma fille est parfaite !", et les regards concupiscents se posaient sur elle. Amanda finissait par quitter la pièce et cet enfer séditieux pour déambuler dans la rue, pieds nus, les cheveux attachés par un vieil élastique terne. Elle fermait les paupières et appréciait la sensation du sol brûlant accompagnant ses foulées timides, elle vagabondait en se laissant offrir quelques fruits d'épiciers qui fermaient boutique pour la nuit. Amanda adorait ses moments de solitude. Dieu qu'elle aimait sentir la douceur du vent heurtant passivement sa peau hâlée, Dieu qu'elle chérissait ces sensations simples mais essentielles à sa vie et son bien-être... Le soleil effleurant son épiderme, l'odeur des jours pluvieux, le sourire des passants et l'écho des cloches au loin.

    Amanda était une femme forte, qui avait surmonté la mort de son paternel avec courage et dignité. Emporté par une maladie inconnue, sa fille éplorée conservait une certaine rancœur à l'égard de sa mère qui, trop têtue, avait laissé son mari mourir par fierté. Elle l'avait observé périr, refusant de l'emmener voir un médecin car trop obnubilée par ses croyances ancrées au plus profond de son être. Les guérisseurs avaient remplacé les docteurs et sa vie s'était éteinte, en silence, comme la lueur fragile d'une bougie annihilée dans un souffle agonisant.

    Ce fut ce deuil douloureux qui changea Amanda à tout jamais.


    ☆☆☆ Beerus




      La date/heure actuelle est Mer 26 Juil - 8:43